PROCES DU PUTSCH : Minata Guelwaré a soutenu le CND, mais plaide non coupable.

Repris ce lundi 15 octobre dans la salle des banquets de ouaga 2000, le procès du putsch manqué de septembre 2015, a vu comparaitre   Minata Guelwaré à la barre, afin de répondre face aux chefs d’accusations qui pèsent contre elle.

 

 

Accusée  Minata Guelwaré, reconnaissez les faits qui vous sont réprochés ? A cette question Minata Guelwaré, répond non.

« Complicité d’attentat à la sureté de l’Etat, meurtres, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire aggravée de biens », ces entre autre les chefs d’accusations qui pèsent  sur elle, quant à sa responsabilité dans le putsch orchestré contre le régime de transition installé au lendemain de l’insurrection, qui a vue l’ex-président du Faso Blaise Compaoré démissionné.

L’accusée reconnaît avoir soutenu le coup d’Etat. Pour ce fait, lors de l’appel lancé par des OSC, pour voir les populations sortir et protester contre le CND, elle s’est aussi rendue à la Radio Oméga Fm pour demander à son tour  aux populations de rester chez elles. Mais l’enregistrer n’est jamais passé car elle « a été dupé par le technicien », a-t-elle regretté. Pour elle c’était pour éviter que les populations se face tuer qu’elle avait décidé de poser un tel acte.

Minata Guelwaré, est cette dame qui vit le jour  le 1er juillet 1982 en Côte d’Ivoire. Rentrée au Burkina Faso, elle décide de s’engager dans la politique, et du côté du parti de Blaise Compaoré (CDP). Elle occupa le fauteuil de la 2e secrétaire nationale chargée des mouvements associatifs et des OSC.

Selon l’accusé, elle est repartie le lendemain à la  radio pour demander aux populations de sortir cette fois-ci, manifesté leur soutien au CND de Diendéré.

C’est en ce sens que Rambo, l’appela, et lui demanda de sillonner dans les différents recoins de Ouagadougou, afin de lui donner des informations sur les mouvements de l’armée. Alors, sans perdre du temps ; elle alla chercher du carburant pour exécuter cette mission.

« Etes-vous un agent de renseignement de l’armée pour jouer ce rôle ? », interrogea un avocat de la partie civil !  « Non, Rambo m’a juste demandé de le tenir informé du mouvement des troupes », répond Minata Guelwaré,  « Justement, en bon Français, c’est ce qu’on appelle renseignement ! » a laissé éclater la partie civile.

 

L’on se rappelle toujours des différentes informations qui avaient sillonné à l’époque, où de nombreuses sources ont affirmé l’avoir aperçu à Zorgho, et avoir identifié Minata Guelwaré, comme cette femme qui a dirigé l’opération pour bruler la radio Laafi de Zorgho. Elle a rejeté les accusations : « C’est faux ! Je n’ai jamais, jamais, jamais été à Zorgho », tout en demandant une confrontation avec celui qui l’a mise en cause.

 

Ajouter un commentaire